Les Ecuyers

Le nom viendrait de ce que les nobles portaient des Ecus et armoiries, qui sont des marques de noblesse.

Le noble qui portait l’Ecu était joint au Chevalier durant les tournois pour lui servir de second et pour lui conserver son écu et sa devise.

Le « grand écuyer de France » portait l’Ecu du Roi. La qualité d’écuyer est également appliqué à ceux qui avaient le commandement de l’écurie  (écuyers d’écurie). La fonction de porter des boucliers étant toute militaire et par conséquent exercé par des Nobles. Cette qualité a toujours exprimé la noblesse de celui qui l’a portée, même quand les boucliers et les écus n’étaient plus d’usage à la guerre.

La qualité d’écuyer ne se donnait pourtant pas indifféremment à tous les jeunes gens, jusqu’à la fin du 15ème siècle, elle dénotait un ancien gentilhomme.(Quelqu’un digne de devenir Chevalier mais qui n’a pas encore reçu l’adoubement ou un homme noble qui faute d’en avoir les moyens financiers, n’a pas été ni ne sera adoubé).

Les barons, les plus grands seigneurs et même des princes de sang se sont qualifiés d’écuyer dans leur jeunesse jusqu’à ce qu’ils fussent devenus Chevalier. Ils étaient subordonnés au Chevalier, ils cédaient leur place d’honneur en tous lieux, ne se couvraient pas en leur présence, n’était pas à la table avec eux. Ils ne portaient pas d’éperons dorés, seulement blanchis en 1486, ils avaient droit aux habits de soie mais pas à ceux de velours. Un écuyer n’est jamais  qualifié de Messire, ni sa femme de Madame seulement demoiselle ou damoiselle et même si elle est princesse.

Quand l’écuyer devient Chevalier on le nomme Messire, Monseigneur et leur femme devient Dame. Il y avait des écuyers qui n’avaient pas assez de biens pour parvenir à la chevalerie. C’est ce qui obligeait souvent les rois à établir une pension à ceux qu’ils faisaient Chevalier et qui n’avaient pas de quoi soutenir cette dignité. Les Ecuyers n’avaient en temps de guerre que la demi-paye des chevaliers, à l’exception des écuyers-bannerets ; ces derniers se trouvant seigneur de bannière, et en état de mener leurs vassaux à la guerre, parmi lesquels il y avait quelquefois des Chevaliers. Ils avaient la paye de chevaliers-bacheliers, qui était la demi-paye des chevaliers bannerets.

Cette grande subordination servait à les exciter d’un violent désir de se rendre dignes de la chevalerie, non-seulement par des actions de valeur et de bonne conduire, mais aussi par celle de la vertu, qui était essentielle pour faire un parfait chevalier.

D’après  le Dictionnaire de la noblesse T1 (BNF)

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