La Bourgeoise à la Belle Epoque

9 001Les Bourgeoises :

Qu’elles soient grandes, moyennes ou petites, elles ont des reflexes en commun.

Ce qui compte pour elle  : c’est la famille et la maison. Les pièces de théâtre dites de « boulevard », qui se jouent justement d’où le surnom, sur le grands boulevards parisiens les mettent en scène bien plus souvent que les grisettes.

Les Feydau, les Labiche s’amusent de leurs idées de grandeurs et de leur vie de maîtresse de maison.

Le mari gagne de l’argent, la femme en dépense le moins possible et veille à le dépenser à bon escient. Elle  est en général mariée sous le régime de la Communauté réduite aux acquêts. A part les femmes de la toute petite bourgeoisie et la boutiquière, elles ne travaillent pas. Elles sont d’ailleurs dédaigneuse des femmes qui travaillent disant qu’elles sentent « la boutique ».

L’éducation des enfants est son domaine. Elle en a trois au maximum. Parfois, elle est secondée par une bonne venue de la campagne, car on laisse les nurses anglaises à l’aristocratie.

La tâche impérative : faire des visites.

Une bourgeoise ne peut y manquer sans être quasi mise au ban de la société. Dès trois heures de l’après-midi, la bourgeoise se prépare. Elle connaît les jours de ses amies. Et elle dresse sa liste en conséquence. Le plus souvent, elle n’a pas de voiture.

Elle fera donc ses visites à pied, en omnibus, en tramway, voir en métro dont les premières lignes viennent de s’ouvrir.

1Busmn_guich1905(Mon arrière-grand mère me disait que les messieurs aimaient bien que les dames montent à l’étage, car alors, elles étaient obligées de lever légèrement leurs jupes et les messieurs pouvaient alors évaluer la finesse de la cheville !!)

Voyons-là avec ses bottines boutonnées, plumes et fleurs au chapeau, la jupe balayant le sol, le réticule à la main, le parapluie ou l’en-cas sous le bras ». Une bourgeoise est fière quand elle fait plusieurs visites dans l’après-midi et échange des propos définitifs avec d’autres dames.vic3

La bourgeoisie doit également donner des dîners : trois ou quatre « grands » par an. On y mange copieusement, et la Bourgeoise s’est occupée de tout plusieurs jours à l’avance.

Les dames invitées devront venir quelques jours plus tard à domicile remercier leur hôtesse

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